La résilience n’est-elle pas un vilain défaut ?

« Détresse psychique, les clés de la résilience », « la nécessaire résilience qui s’impose au sein de notre société » .

Le terme Résilience m’est de nouveau revenu dans les dernières Newsletters que j’ai reçues, cette fois-ci dans les domaines de l’écologie et de la santé. Et visiblement, la résilience serait une qualité importante…

Sommes-nous cependant d’accord quant à la définition du mot « Résilience » ?
Personnellement, je crois l’avoir incarnée pendant des années et avec fierté : tenir coûte que coûte quelles que soient les conditions. Sans rompre. En serrant les dents. Sans larmes. Repoussant les lignes. La récompense au bout.

Aujourd’hui, je porte un regard différent. Car j’ai payé le prix de cette résistance. Et je me suis même endetté.
Parce que je n’ai pas su écouter. Parce que je n’ai pas su poser mes limites…

Essai de Charpy

Ma première rencontre avec la notion de résilience me ramène à mes lointaines études en science des matériaux. J’ai le souvenir de l’essai de Charpy encore communément appelé l’« essai de résilience ».

La résilience a pour symbole K et se définit comme l’aptitude que possède un matériau à résister plus ou moins bien aux chocs.

Le but de l’essai de résilience est de déterminer la résistance aux chocs d’un matériau car c’est une des caractéristiques primordiales pour son choix, notamment dans la construction.

Il s’agit de caractériser le comportement dudit matériau dans un essai de flexion par choc sur barreaux entaillés à l’aide de moutons-pendules obtenue avec une éprouvette à entaille en U ou en V.

Mouton-Pendule

Imaginez ainsi un parallélépipède en métal ou en plastique auquel une entaille en V ou en U est réalisée en son milieu afin de le fragiliser. Il est ensuite positionné sur un support et sera percuté par un marteau. L’essai se renouvelle en augmentant la charge jusqu’à rupture de l’échantillon (remplacé à chaque test).

Résilience = tenue au choc

Ainsi est étudiée la capacité d’un matériau à absorber l’énergie d’un choc en se déformant. Officiellement le terme de résilience est réservé à l’énergie de rupture.

Plus la résilience est élevée, plus le matériau est en capacité d’absorber l’énergie d’un choc.

« Plus notre résilience est élevée, plus nous sommes en capacité à faire face aux crises« , ai-je lu.

On distingue ainsi les matériaux fragiles, des matériaux ductiles. Les matériaux fragiles, comme le verre, peuvent avoir un domaine élastique plus ou moins important, mais pas de domaine plastique.

A quelle famille appartenons-nous ?
Celle des Fragiles qui jouent avec leur élasticité jusqu’à la rupture soudaine ?
Celle des Ductiles qui acceptent la déformation plastique jusqu’à une rupture inéluctable ?
Une combinaison des deux ?

Eric

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Crédits photo : LF Technologies

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