Dossier soins dentaires

Extrait de Bio-infos

« Une seule brosse à dents par an et par habitant, 80 % de cas de gingivite entre 35 et 44 ans, des problèmes de malocclusion fréquents, un appareillage orthodontique quasi systématique chez les adolescents… Les déséquilibres dentaires frappent toute la population. Conseils et habitudes quotidiennes pour entretenir ses dents.

Règle d’or n° 1 : bien mastiquer

L’implantation dentaire se joue dès la naissance. Par la suite au fur et à mesure que les dents apparaissent, l’introduction d’aliments à mastiquer continue à développer la sphère buccale. C’est pourquoi il faut encourager dès le plus jeune âge les aliments à mastiquer, surtout à partir de 3 ans, quand la dentition est en place. Comme d’autres praticiens, le Dr Carlos de Salvador Planas, président de l’association Réhabilitation neuro-occlusale (RNO), un concept d’orthodontie global, insiste : « la mastication stimule la croissance des mandibules, ce qui entraîne une bouche bien équilibrée avec suffisamment d’espace pour chaque dent ». Et regrette : « En 100 ans, si l’hygiène bucco-dentaire s’est améliorée, notre alimentation a énormément changé et comporte beaucoup moins d’aliments qui se mastiquent. »

Halte au grignotage !

Le pire ennemi des dents, c’est le grignotage ! « La consommation de petites quantités de sucre tout au long de la journée (tic-tac, café ou thé sucré voire aussi granules d’homéopathie) est particulièrement délétère et insidieuse avec des risques de paradontose », explique le Dr Élisabeth Johan-Amourette, présidente d’Odenth, une association référente qui vise à intégrer les médecines naturelles dans les soins dentaires. Dans ce registre, c’est sans conteste les sodas et jus de fruits qu’il faut éviter en priorité. Une étude australienne récente, parue dans le Journal of Dentistry en août 2014, démontre qu’ils sont capables de ronger les dents des plus jeunes en trente secondes !

L’équilibre acido-basique de la flore buccale est donc primordial, tout comme pour la flore intestinale, dont elle est le prolongement. Si le jus d’orange du matin est à bannir, le jus de citron demeure quant à lui une excellente habitude de santé à condition de prendre quelques précautions pour protéger ses dents. « Le citron alcalinise le corps mais déminéralise l’émail dentaire, alerte le Dr Catherine Rossi, dentiste énergéticienne et auteur du « Dicodent » (éd. Trédaniel, 2002 et 2005). L’émail devient alors friable et s’élimine ensuite au brossage. Pour éviter cela, après une boisson acide comme le jus de citron, il faut bien se rincer la bouche à l’eau claire, éventuellement avec un peu de bicarbonate de soude pour basifier, et surtout attendre vingt à trente minutes avant de se brosser les dents. »

Méthode et temps de brossage

On ne mesure pas toujours l’importance de ce geste quotidien. « Inflammation des gencives, accumulation de tartre, destruction des tissus environnants de la dent, mauvaise haleine et à terme perte des dents sont les conséquences d’une mauvaise hygiène buccale », rappelle le Dr Jean-Pierre Toubol, docteur en chirurgie dentaire et auteur de « Les dents, sourire, équilibre et santé » (éd. Dangles, novembre 2014). À terme, le tartre entraîne une inflammation des gencives (gingivites) puis la très redoutée parodontite. La calcification de la plaque dentaire se fait entre 36 et 48 heures : logiquement, si nous nous brossions correctement les dents, nous n’aurions pas besoin de détartrage. Alors que le temps de brossage moyen se situe entre 15 et 45 secondes, il devrait être de 3 minutes trois fois par jour (au moins deux fois). Durant le brossage, faites un mouvement rotatif et doux et massez aussi les gencives afin de les tonifier. Attardez-vous sur la jonction entre la dent et la gencive, qui délimite le milieu septique (la bouche et sa flore) du milieu stérile. Si les gencives saignent un peu, persévérez une dizaine de jours le temps qu’elles se renforcent. Au-delà, il faut consulter.

Enfin, ne négligez pas les zones d’accès difficiles : base des canines, face interne des molaires supérieures, partie arrière des dernières dents et surtout face interne des incisives (surtout près de la langue, zone importante de la plaque bactérienne). Pour finir, pensez à vous brosser la langue, surtout le matin, avec votre brosse à dents ou, beaucoup mieux, avec un gratte-langue. Ce geste d’hygiène buccale est très important en médecine ayurvédique, surtout si vous avez des problèmes d’haleine ou que vous êtes fumeur.

N’hésitez pas à changer régulièrement de dentifrices mais, sauf indication express de votre dentiste, préférez-lessans fluor et bio. Soyez également vigilants sur l’indice d’abrasivité qui peut à l’excès entraîner des usures prématurées des dents. Les dentifrices blancheurs sont les plus abrasifs grâce à des ingrédients comme le bicarbonate ou le péroxyde d’hydrogène (eau oxygénée). Enfin, n’utilisez pas le bicarbonate au quotidien : une à deux fois par semaine maximum, en frottant doucement.

Attention aux gencives qui saignent

Avec la carie, les maladies du parodonte constituent l’affection bucco-dentaire la plus fréquente et atteignent la majorité des adultes, dont 15 % sévèrement. Cette pathologie touche les tissus de soutien de la dent (le parodonte) : les gencives se rétractent, les dents se déchaussent et l’os alvéolaire est progressivement détruit. Ces maladies d’origine infectieuse sont responsables de la plupart des pertes de dents après 35 ans. Si vos gencives saignent, n’attendez pas pour consulter car la gingivite est généralement le premier stade de la maladie parodontale. Suite à une hygiène buccale insuffisante, le tartre pénètre sous la gencive qui s’enflamme, s’infecte et saigne alors facilement.

D’autres facteurs peuvent jouer, comme certains médicaments (bétabloquants), une mauvaise occlusion, le bruxisme (grincement des dents), un terrain immunitaire affaibli, le diabète mais surtout et avant tout le tabac, entraînant des pertes osseuses catastrophiques et irréversibles. « Le déséquilibre intestinal (perméabilité, flore intestinale…) est également souvent en cause, explique le Dr Rossi. La ménopause ou une carence en vitamine D sont d’autres facteurs possibles mais quoi qu’il en soit, la maladie du parodonte s’installe sur des terrains avec plaques bactériennes. Malheureusement, quand il est trop tard, la perte osseuse occasionnée nécessite des soins à vie. C’est pour cela qu’il est fondamental d’effectuer un contrôle dentaire tous les six mois. »

Certains compléments alimentaires pourraient s’avérer intéressants et bénéficient de plusieurs années de recul. C’est notamment le cas de Bio aragonite chez Sofibio : le procédé à base de nacre, breveté par le CNRS, promet de stimuler les cellules osseuses. Tricatione, du laboratoire Le Stum est un extrait de prêle, d’eau de mer, de vitamine D3 et d’huile de poisson. Ce complément lutte contre la déminéralisation et participe à une bonne dentition. « Si vos gencives saignent, pensez à consommer des omégas 3 (huile de colza ou de cameline, par exemple) et interrogez-vous avec votre dentiste ou médecin sur des carences minérales fréquentes comme le magnésium ou la silice notamment », conseille le Dr ­Johan-Amourette.

Fluor : c’est la dose qui fait le danger

Alors qu’une majorité de dentistes et d’instances officielles continuent de recommander des dentifrices au fluor pour renforcer l’email dentaire et limiter les caries, ils sont de plus en plus nombreux à alerter sur ses dangers. En fait, comme souvent, tout est une question de dose. En plus de sa présence naturelle dans l’environnement (air, eau et sol), de nombreuses activités industrielles rejettent des composés fluorés qui s’ajoutent à notre exposition via l’alimentation, mais également les médicaments, certaines eaux minérales et les produits d’hygiène dentaire. Le fluor renforce la dureté de l’émail des dents, un fait avéré, mais sa toxicité à haute dose est aussi avérée et a conduit de nombreuses agences de santé dans le monde à revoir régulièrement à la baisse leurs recommandations notamment pour les jeunes enfants. En France, les dentifrices pour les moins de 6 ans sont désormais très limités en fluor. Il est expressément conseillé aux parents d’accompagner leurs enfants pour empêcher l’ingestion fréquente du dentifrice.

Sophie Bartczak »
Extrait de « lettre à thème de Santé Port-Royal »

« Méfiez-vous des TRAITEMENTS DENTAIRES

rédigé le 25 février 2014 à 18h10

Dominique Vialard

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  • Avatar de Marc Sitbon M. Marc S. Référent thématique

La caractéristique des traitements dentaires proposés par les dentistes est que cela fait mal et que cela coûte cher. Extraction, traitement des caries font ici figure de petites douleurs bénignes face à celles provoquées par le traitement de la parodontite. Les dentistes le proposent toutefois largement, parfois à tort. Et très peu d’entre eux considèrent que les traitements dentaires peuvent avoir une incidence sur nos organes, nos hormones ou même notre posture.

Les parodontites sont des maladies infectieuses, provoquées par les bactéries contenues dans la cavité buccale. Votre dentiste a raison, ces bactéries colonisent la plaque dentaire et s’accumulent sur les dents au fur et à mesure de la journée. Le tartre recouvre les dents puis s’immisce à la jonction entre la couronne dentaire et la racine dentaire. Cela provoque, dans un premier temps, une gingivite. D’un air peiné, le dentiste va vous reprocher de ne pas avoir fait faire de détartrage assez tôt, ce qui vous aurait permis de régler rapidement le problème. Tttttttt..!

Maintenant, c’est trop tard, la pellicule de tartre accumulée sur les dents a colonisé le petit sillon à la jonction de la gencive et de la dent, d’où ces tâches noires. Vous avez trop attendu, dira-t-il en hochant la tête, le tartre a fini par obstruer le système d’attache ligamentaire de la dent à la gencive et à l’os, et a grignoté le support osseux, sous la gencive. « Il va donc falloir reconstruire ce système d’attache et restituer ad integrum les structures perdues ». Aïe, c’est du sérieux.

Pourquoi la parodontite est-elle à la mode chez les dentistes ?

Rassurez-vous, vous n’êtes pas seul : c’est un classique de la dentisterie d’aujourd’hui. Les études officielles nous disent qu’en France, la presque totalité de la population présente une inflammation chronique de la gencive susceptible d’évoluer en gingivite, voire en maladie parodontale. On a peine à y croire, mais c’est ce que l’on vous répétera dans tous les cabinets. On nous dit aussi – ce qui est à peine moins surprenant -, que la maladie parodontale atteint 85% des personnes de plus de 50 ans et cause plus de 70% des pertes de dents avec l’âge. C’est la première cause de chute de dents (voir les chiffres de la prévalence de la maladie en fin d’artice)

La parodontite est une pathologie qui évolue à bas bruit. On ne se rend pas forcément compte qu’on a perdu 2 mm d’os parce que la dent tient encore, parce qu’il y a peu de signes extérieurs. Alors le plus souvent, c’est le dentiste lui-même qui vous l’annonce au cours d’une visite de contrôle. Bingo ! Nos amis de la Faculté peuvent se frotter les mains? la parodontologie est, de fait, une des spécialités les plus lucratives qui soient.

Une bonne dizaine de séances chez le dentiste

Dans l’immédiat, devant votre parodontite déclarée, votre chirurgien-dentiste (ici, c’est surtout le chirurgien qui vous parle) vous propose ce protocole de soins standard :

  • 2 séances de détartrage superficiel
  • 4 à 6 séances de surfaçage ou de « curetage radiculaire » selon qu’il travaille par quadrant (demi-mâchoire) ou par sextant.
  • 1 séance de réévaluation (bilan de la première phase de traitement).
  • Des interventions plus en profondeur si les signes inflammatoires n’ont pas suffisamment régressé. Dans votre cas, c’est fort probable car vous êtes déjà à un stade avancé : il s’agit dedétartrages « à ciel ouvert » qui sont des actes de chirurgie au cours desquels votre praticien va décoller la gencive des dents pour aller nettoyer les tissus en profondeur. Généralement, pour l’ensemble de la bouche, cela demande 4 séances supplémentaires.

Impressionné par tous ces rendez-vous à prendre, le tout avec une antibiothérapie à la clé, et par une opération « à ciel ouvert » qui vous remue déjà l’estomac, vous acquiescez, car vous ne voulez pas perdre toutes vos dents.

2 000 euros de soins en moyenne !

Mais une question vous taraude l’esprit : combien cela va-t-il me coûter ? Il y a peu de chance que le dentiste réponde tout de go à cette question tant la réponse vous paraîtrait brutale. Non, il va vous donner le détail, étape par étape.

  • Un détartrage coûte, au tarif de base de la Sécurité sociale, 28,92 euros. Mais chaque praticien ajuste ses honoraires en fonction de son coût horaire de cabinet, de sa compétence, de sa notoriété… Comptez donc 45 à 50 euros en moyenne.
  • Le surfaçage radiculaire revient à environ 100 euros par quadrant, et le tarif des interventions à ciel ouvert oscille entre 250 à 500 euros en fonction des matériaux éventuels (os synthétique) à rajouter pour substituer les pertes osseuses. Il faut savoir qu’il s’agit là d’actes hors nomenclature donc non remboursés par la Sécu.

Au total, la première phase de traitement vous reviendra facilement dans les 500 euros.

Quant à la deuxième phase, plus délicate, comptez de 250 à 500 euros par intervention « à ciel ouvert », soit au grand minimum 1 000 euros s’il en faut 4.

Au final, pour un traitement complet, il faut prévoir un budget d’environ 1 500 à 2 500 euros selon la compétence et les pratiques du dentiste !

Le chiffre vous restera en travers de la gorge. Vous hésitez. N’y a-t-il pas d’autre moyen ? « Non ». La réponse est sans appel. Devant votre hésitation, votre praticien vous rappellera l’enjeu du moment : vous avez de la chance car une greffe de gencive n’est pas nécessaire pour l’instant… « Et si vous ne vous soignez pas, vos dents vont se déchausser, les unes après les autres. Près de 40% des causes d’extraction sont dues à des gingivites ou des parodontites mal soignées. Et rien que pour une molaire, avec l’implant ou le bridge, vous aurez à débourser entre 1 500 et 2 000 euros. Pour une seule dent? »

Comment éviter ce scénario du pire ?

Une dizaine de séances à ce prix chez le dentiste, ça fait un peu mal, même s’il vous anesthésie… Alors la prévention la plus sage s’impose. Vos dents se portent bien ? Tant mieux, n’attendez pas de tomber entre les mains d’un parodontologue.

1er conseil : brossez-vous les dents !

C’est banal, mais il faut le répéter. La plaque bactérienne devient mature et pathogène en 8 à 10 heures dont il faut se brosser les dents (avec une brosse et des brossettes ou du fil dentaire) au minimum 2 fois par jour, à raison de 3 mn par brossage, le matin avant le petit-déjeuner et le soir au coucher.

2ème conseil : évitez les bains de bouche chimiques.

En revanche, ne faites pas de bains de bouche régulièrement avec les produits que l’on vend en pharmacie ou en grandes surfaces : les bains de bouche chimiques au long cours provoquent des colorations de la langue, des dents et des muqueuses, des troubles du goût et une modification de la flore intestinale et de la flore buccale.

3ème conseil : évitez (si vous le pouvez) les facteurs aggravants

Le facteur bactérien est toujours le facteur déclenchant mais on peut avoir une hygiène correcte sans que cela suffise.

Car derrière cet initiateur principal, se cachent une kyrielle de cofacteurs qui potentialisent l’apparition et l’évolution de la maladie :

Le tabagisme : le tabac est un facteur de risque considérable dans les pathologies parodontales (x 3), qui dégénèrent fréquemment en cancer.

Les maladies systémiques : diabète, maladies de la thyroïde? –Un terrain immunodéprimé : c’est particulièrement le cas pour les personnes atteintes de cancer sous chimiothérapie ou pour les malades du sida ?

Les malpositions dentaires : le chevauchement des dents de devant, par exemple, complique le brossage et favorise l’accumulation de la plaque bactérienne et du tartre.

La prise de certains médicaments : immunosuppresseurs, antiépileptiques, AINS…

Une mauvaise alimentation : trop acidifiante notamment, ce qui doit amener chacun à privilégier l’alimentation végétale et les produits issus de l’agriculture biologique

4ème conseil : attention au stress

Récemment, on s’est aussi aperçu qu’il pouvait y avoir un lien très fort entre stress, dépression, et parodontite. Une étude  a montré que le stress chronique et la dépression pouvaient être associées à la destruction parodontale à travers des mécanismes physiologiques (le taux de cortisol salivaire) et comportementaux (laisser aller). Un stress émotionnel ou affectif fort peut ainsi déclencher une parodontite.

5ème conseil : traiter sans attendre la gingivite

La gingivite, dernière étape avant la parodontite, n’est pas irréversible. A ce stade, le traitement classique consiste en un détartrage chez le dentiste et une reprise d’un brossage méthodique. En 8 à 10 jours la gingivite régresse complètement et la gencive peut retrouver ses caractéristiques normales.

Des traitements classiques trop agressifs

Les thérapeutiques classiques de ces pathologies orales sont, on l’a vu, assez limitées. On élimine les bactéries par des moyens mécaniques. Les bains de bouche associés aux traitements conventionnels offrent bien une antisepsie temporaire mais par une élimination chimique non sélective de la flore bactérienne. On peut aussi se voir prescrire des antibiotiques  locaux ou généraux ou bien des anti-inflammatoires locaux. Mais ces traitements déséquilibrent un peu plus l’écosystème de la flore buccale. Or c’est au contraire en favorisant son équilibre qu’on limitera la prolifération des mauvaises bactéries, et qu’on évitera aux gencives lésions, irritations et inflammations.

Comment se soigner sans se ruiner

En renfort des indispensables gestes d’hygiène buccale, on peut utiliser des nutriments ou extraits de plantes aux propriétés antibactériennes, anti-inflammatoires et antioxydantes. Le moins cher : certaines personnes ont réussi à se débarrasser de leur parodontite en pratiquant seulement, pendant deux mois, deux brossages journaliers en trempant successivement la brosse à dent dans de l’eau oxygénée à 10 volumes et dans du bicarbonate de soude. Il semble toutefois que cela ne fonctionne pas systématiquement.

Pour un traitement plus solide, il faudra se tourner vers les substances suivantes :

  • La coenzyme Q10 : les Japonais l’utilisent depuis longtemps comme traitement de la gingivite et les résultats ont été confirmés par de très nombreuses études.
  • L’acide folique : son efficacité a aussi été vérifiée devant les gingivites. Après 4 semaines d’utilisation d’un bain de bouche contenant de l’acide folique, une amélioration significative des symptômes a été rapportée .
  • Le gel d’aloe vera : il stimule la cicatrisation tout en augmentant le renouvellement du collagène. Il a également une activité anti-inflammatoire. Je connais une personne qui a soigné de façon précoce ses problèmes de parodontie uniquement par une cure d’aloe vera pur à boire : 3 litres sur 3 mois avec des pauses d’une semaine et en gardant en bouche le liquide quelques secondes avant de l’avaler.
  • La propolis : des études cliniques ont démontré qu’un extrait actif agit en 24 heures sur les principales espèces bactériennes pathogènes de la bouche et du pharynx. La propolis est aussi bactériostatique à large spectre, et offre des propriétés anesthésiques, anti-inflammatoires et cicatrisantes.
  • Le tea tree : l’huile essentielle de l’arbre à thé est également un puissant antibactérien capable d’éliminer aussi bien Escherichia coli que Candida albicans. Personnellement, je ne me brosse jamais les dents sans mettre 1 goutte de tea tree sur la brosse avec le dentifrice. Cela nettoie en profondeur et entretient la blancheur des dents.
  • La vitamine K1 : elle agit sur les saignements excessifs de la gencive et réduit l’inflammation tout en soutenant la structure osseuse (en régulant et conduisant le calcium vers les dents et les tissus osseux).
  • L’extrait de thé vert : riche en puissants antioxydants (catéchines), il combat la formation de la plaque dentaire en inhibant la concentration des bactéries.
  • La poudre de perle (riche en aragonite) : la nacre sous forme de gélules est un complément fantastique pour la régénération cartilagineuse et osseuse ! L’aragonite qu’elle contient favorise la multiplication et l’activation des ostéoblastes, les cellules ouvrières du tissu osseux. Ce produit est donc hautement recommandé en cas d’ostéoporose mais aussi de toute perte osseuse, y compris en dentisterie : il peut faire merveille devant un début de parodontie. L’idéal dans ce cas est d’adjoindre à la cure de la coenzyme Q10
  • L’huile d’oeuf : peu courante, on en trouve cependant dans certains dentifrices. Deux études menées par le Dr Conrads, chef du service de microbiologie à l’Hôpital universitaire dentaire d’Aix-la-Chapelle ont montré que l’huile d’oeuf mélangée à du dentifrice agit sur les infections bactériennes et stoppe les gingivites et parodontoses en quelques jours.

Quelques traitements mis au point par des dentistes « naturels »

Il existe des dentifrices, des gels dentaires et des bains de bouche qui ont été mis au point par des dentistes soucieux de n’employer que des produits naturels et spécialement formulés pour s’attaquer aux problèmes de gingivite, parodontite ou parodontose. Ils contiennent de nombreux ingrédients déjà cités comme la propolis, l’aloe vera ou la coenzyme Q10 et d’autres encore capables de potentialiser les effets suivants :

– L’huile d’avocat est anti-inflammatoire et protège les tissus conjonctifs.

– L’huile de manuka agit sur les trois catégories d’agents infectieux : bactéries, virus et champignons.

L’extrait de pépins de pamplemousse possède des propriétés antibactériennes et antiparasitaires, agit sur l’équilibre du pH et comme anti-inflammatoire local.

– Le pycnogénol (extrait d’écorce de pin maritime) enfin, protège les cellules contre le stress oxydatif et stimule la microcirculation vasculaire.

Pour un traitement complet et vraiment efficace, il semble qu’il faille associer :

  • l’huile d’oeuf (en dentifrice),
  • du gel dentaire
  • des bains de bouche contenant des huiles essentielles, des extraits de plantes et des nutriments essentiels,
  • de l’aragonite pour reconstruire l’os.

En tout cas, vous ne risquez pas grand chose à tenter ce type de traitement quelques mois (au moins un ou deux très sérieusement) avant de retourner voir votre dentiste. Ce protocole vous coûtera environ 150 euros ! (voir ici) . Ce n’est pas rien mais vous aurez sans doute fait ainsi une belle économie et évité un traitement, peut-être efficace, mais au prix de souffrances difficilement supportables et d’une vie sociale très dégradée pendant sa durée.

S’il est de bonne foi, il faudra bien que votre dentiste reconnaisse que votre état s’est amélioré. Si vous ressentez une amélioration et qu’il ne la confirme pas, n’hésitez pas à prendre un deuxième avis.

Comment agissent les bactéries ?

La connaissance des mécanismes d’initiation et de progression des maladies parodontales est importante pour comprendre la genèse de cette maladie. Il est bien établi que les bactéries des plaques supra et sous-gingivales et leurs métabolites sont essentiels pour le développement et le maintien des gingivites et des parodontites. Les bactéries peuvent avoir des effets directs ou indirects. Elles sont susceptibles d’entraîner la lyse tissulaire du parodonte par trois mécanismes :

  • directement, en libérant leur propres enzymes lytiques et de substances cytotoxiques.
  • indirectement, en déclenchant la synthèse d’enzymes lytiques chez certaines cellules de l’hôte ;
  • indirectement, en activant certaines cellules de la lignée myéloïde. La réponse immunitaire déclenchée aboutit à la libération de cytokines pro-inflammatoires entraînant des mécanismes de dégradation tissulaire.

L’activité lytique des bactéries pathogènes se fait par l’intermédiaire d’enzymes sécrétées ou provenant d’autolyse. Ce sont des enzymes protéolytiques qui s’attaquent au parodonte. Les protéases participent à la lyse tissulaire mais également à l’adhésion bactéries cellules eucaryotes et des bactéries entre elles. Ces enzymes peuvent également révéler des cryptitopes.

Beaucoup de bactéries parodontopathogènes ont des besoins énergétiques couverts notamment par l’assimilation de peptides courts et d’acides aminés. Ainsi, les débris tissulaires provenant de la destruction tissulaire et les protéines du fluide gingival, favorisent le développement de bactéries protéolytiques comme P. gingivalis.

Certaines bactéries ont une activité toxique. Elles libèrent des toxines comme la leucotoxine (Actinobacillus actinomicetemcomittans, Campylobacter rectus) qui détruit les PMNs, les monocytes et certaines sous populations de lymphocytes en créant des pores dans leur membrane. Le LPS, endotoxine des bactéries à Gram négatif et les hémolysines font également partie de ces toxines.

Les effets indirects des bactéries sur la lyse tissulaire sont provoqués par le LPS par exemple ou d’autres molécules de l’enveloppe. Elles ont la capacité d’induire chez les macrophages, les fibroblastes ou les kératinocytes de l’hôte la production d’enzymes lytiques appartenant à la famille des MMPs et des endopeptidases. Ces enzymes sont impliquées dans le clivage des constituants de la matrice extracellulaire.

Enfin, les bactéries sont capables d’activer les cellules de la lignée myéloïde de l’hôte qui produisent alors des médiateurs de l’inflammation comme des cytokines. L’IL- 1ß et le TNF-α, par exemple, activeront à leur tour chez d’autres cellules cibles des mécanismes de dégradation. Ces mécanismes de dégradation endogènes font appel à des molécules dont les MMPs. D’autres voies de dégradation sont comme la phagocytose et la résorption osseuse ostéoclastique peuvent être induites. Les fibroblastes, les macrophages et les cellules épithéliales sont capables de phagocyter des fragment de fibres de collagène et de les dégrader sous l’influence de cathepsines.

Les prostaglandines, produites lors de processus inflammatoires, jouent un rôle clé dans l’alvéolyse par activité ostéoclastique.

Certaines bactéries, comme P. gingivalis, sont également capables de pénétrer dans  les  tissus  gingivaux,  on  les  retrouvera  dans  les  espaces  intercellulaires mais également dans les cellules où elles seront à l’abri des défenses immunitaires de l’hôte.

La présence ou l’absence de certains groupes bactériens favorise ou non la rupture de l’homéostasie parodontale, mais l’hôte joue également un rôle important.

Les différentes sortes de maladies parodontales

Le terme de maladie parodontale regroupe les états inflammatoires d’origine infectieuse, localisés au niveau des tissus de soutien de la dent, le parodonte. Les lésions causées par ces états inflammatoires peuvent aboutir à la perte de la dent. La composante inflammatoire résulte d’une agression microbienne modulée par la réponse de l’hôte. La maladie parodontale regroupe donc différentes maladies. Pour définir ces différentes maladies, des classifications ont vu le jour dès les années 1930 (la première en 1928 par Gottlieb)

Ainsi, les maladies parodontales sont divisées en deux grands groupes. Le premier groupe inclut les maladies limitées aux tissus parodontaux superficiels, c’est-à-dire, les gingivites. Le deuxième groupe inclut les maladies touchant le parodonte profond qui soutient la dent, c’est-à-dire les parodontites.

Les gingivites

Les gingivites provoquées par la plaque bactérienne représentent l’atteinte gingivale la plus fréquente. Elle peut survenir à tout âge (enfants et adultes) avec une prévalence pouvant atteindre 50 à 100% dans la population adulte.
En dehors des périodes de grossesse, la femme est moins atteinte que l’homme et les lésions sont moins importantes que celles observées chez l’homme. Le rôle étiologique de la plaque bactérienne est reconnu puisque chez des patients présentant un parodonte sain, l’arrêt du contrôle de plaque entraîne tout d’abord l’apparition d’une inflammation discrète au niveau de la gencive marginale, puis de plus en plus marquée dans le temps.
Cette atteinte gingivale est réversible, le contrôle de la plaque permet un retour à la normale. Elle n’atteint que le parodonte superficiel. La cause des gingivites peut être due à des éléments autres que la plaque bactérienne comme des changements hormonaux et la prise de médicaments. L’aggravation de la gingivite conduit à la parodontite.

Les parodontites

La parodontite de l’adulte

C’est la forme la plus courante de ces maladies. Elle peut être la continuité des lésions gingivales initiées pendant l’adolescence. Elle survient chez les patients de plus de 35 ans et est caractérisée par des phases d’activité destructrice et des phases de rémission et de réparation spontanée . La perte d’attache est très lente, de même que la résorption osseuse qui sera considérée comme débutante, modérée ou sévère selon le degré de perte d’attache.

La parodontite à début précoce

  • Parodontite pré pubertaire :Elle touche les sujets très jeunes à la denture lactéale ou définitive. Son évolution est très rapide. Elle peut être de forme généralisée, associée à une inflammation gingivale importante et à une alvéolyse très rapide menant à la perte des dents. La forme localisée est caractérisée par une inflammation beaucoup plus discrète et une évolution plus lente. Ces parodontites sont caractérisées par des déficiences d’adhésion des neutrophiles avec altérations des récepteurs membranaires. Des maladies systémiques interviennent dans leur développement (syndrome de Papillon-Lefèvre, de Chediak-Higashi, neutropénie, leucémie, diabète de type I,  syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA)).
  • Parodontite juvénile : Elle touche des adolescents et de très jeunes adultes (de 12 à 25 ans). Elle est également décrite sous la forme localisée ou généralisée. La parodontite juvénile localisée atteint les premières molaires et les incisives au niveau desquelles se forment des poches profondes associées à une alvéolyse angulaire. On note l’absence de relation entre la quantité de plaque et la sévérité de la maladie, une inflammation discrète et un pourcentage élevé de Porphyromonas gingivalisd’Actinobacillus actinomycetemcomitans . La parodontite juvénile généralisée atteint des individus plus âgés. Les sites touchés sont les mêmes que pour la précédente et on retrouve des lésions sur d’autres dents. Le dépôt de plaque et l’inflammation sont beaucoup plus marqués.
  • parodontite à progression rapide : Elle affecte les sujets jeunes (20-35 ans), la plupart des dents sont touchées et les signes cliniques comme l’inflammation et les dépôts de plaque sont faibles par rapport à l’étendue des destructions parodontales et la vitesse d’évolution de la maladie. Cette discordance entre l’importance des lésions et la faible quantité de plaque est caractéristique. L’alvéolyse est importante. La plupart des patients présente une réponse ralentie des neutrophiles à l’activité chimiotactique.

Les parodontites associées (maladies systémiques)

Il a été démontré que les parodontites pouvaient être une manifestation de certaines maladies systémiques d’ordre hématologique (leucémies, neutropénies acquises) ou génétique (syndrome de Down, neutropénies cycliques et familiales). L’ostéoporose et les déficits hormonaux en œstrogènes pourraient s’ajouter à la liste de ces maladies.

La parodontite ulcéro-nécrotique

C’est une infection caractérisée par la nécrose des tissus gingivaux, du ligament parodontal et de l’os alvéolaire. Elle est souvent associée à des maladies systémiques comme le SIDA, une sévère malnutrition ou une immunodépression.

La parodontite réfractaire

Elle est caractérisée par l’absence de stabilisation de la maladie parodontale quels que soient les traitements utilisés (chirurgicaux ou non). La perte d’attache est continue. Cette classe de parodontite semble remise en question à cause du très grand nombre de formes cliniques et l’absence de prévisibilité des sites répondant négativement au traitement, elle pourrait être une parodontite mal soignée.

Prévalence de la maladie

La prévalence de la maladie parodontale dans la population est directement liée à certains déterminants ou facteurs de risque qui augmentent la probabilité de contracter la maladie. Le déterminant ne peut être modifié (age, sexe, ethnie, …) alors que le facteur de risque peut l’être (tabac, hygiène, …).

Les gingivites concernent 50 à 100% de la population adulte, les femmes étant moins touchées que les hommes hors contexte particulier lié à la progestérone (atteinte et gravité des lésions). Les études montrent que la prévalence et la sévérité de la parodontite augmentent avec l’âge.

Des études ont montré que la prévalence des maladies parodontales au stade précoce chez l’adolescent est généralement inférieure à 1% dans les pays industrialisés. Cette prévalence peut être multipliée par 10 dans certains groupes ethniques.

En ce qui concerne les stades avancés de ces maladies, la majorité des études montrent une prévalence de 10 à 15% allant jusqu’à 80% dans certaines régions.

Aux Etats Unis, la prévalence de la parodontite à un stade modéré (un ou plusieurs sites ayant une perte d’attache ≥3 mm) est de 40% (de 16 à 80% de 16 à 64 ans). Pour la forme avancée (un ou plusieurs sites ayant une perte d’attache ≥5 mm), la prévalence est de 13% (variable selon l’âge du patient).

Pour les parodontites pré pubertaires et juvéniles, les études montrent que le facteur ethnique entre en jeu. Pour les premières, aux Etats Unis, la prévalence est nettement inférieure à 1%, sauf dans la population hispanique du Texas où elle varie de 1 à 4 %. De même, pour les parodontites juvéniles, des études montrent une plus forte prévalence chez les enfants d’origine africaine et d’origine asiatique, par rapport aux enfants de type caucasien (2,9%, 0,8% et 0,09%, respectivement). Pour ces deux types de parodontites, le sexe ne semble pas influer sur la prévalence.

En Europe, les études recensées par l’OMS montrent une prévalence de la gingivite de 80%. 10 à 69% de la population ont une poche ≥4 mm. 1,6% ont un CPITN de 4 (France).

En France, une étude de 1997 portant sur 1000 personnes en  Rhône-Alpes utilisant l’indice CPITN a montré que 12% de la population était saine, 80,4% avait une gingivite, 26,6% avait des poches de 4 à 5 mm et 1,6% des poches ≥6 mm (48).

La maladie parodontale chez l’adulte a une prévalence de 30 à 50% dans la plupart des pays du monde. Les résultats de 80 études faites dans plus de 30 pays (base de données de l’OMS) ayant pour dénominateur commun de mesure le CPITN, ont montré que la prévalence de la parodontite sévère était inférieure ou égale à 10% avec de fortes variations selon le pays étudié (de 0 à 40% pour l’Europe et de 0 à 75% pour l’Afrique).

Trois études menées en Allemagne en 2005 sur les tranches d’âge 15 ans, 35-44 ans et 65-74 ans en utilisant le CPITN ont montré que la prévalence des poches ≥6 mm augmente avec l’âge (1, 21 et 40%, respectivement). La prévalence des poches de 3 à 5 mm est d’environ 50% pour les tranches d’âge 35-44 ans et 65-74 ans (52 et 48%, respectivement), elle est plus faible pour les adolescents (33%). Enfin, la prévalence des scores faibles, c’est-à-dire « pas de maladie » (0) et « saignement au sondage » diminue avec l’âge (53, 13 et 5 %, respectivement).

Ces études montrent que la prévalence des maladies parodontales chez l’adulte est forte. Ces pathologies représentent un enjeu de santé publique puisqu’en effet même en Europe de l’Ouest, la prise en charge de ces maladies n’est pas toujours suffisante. Par exemple en France, 40% de la population nécessite des soins, et seulement 20% des patients pourront être pris en charge. »

« Les Français sont les seuls en Europe à consommer autant d’amalgames !

Passionné par l’approche énergétique de la dentisterie, le Dr Michel Arteil* exerce depuis près de trente ans le métier de chirurgien-dentiste holistique. Membre fondateur de l’association Odenth, il est l’auteur d’un livre paru en 2004 sur les liens entre dents et hormones. Il épingle une nouvelle fois les amalgames au mercure et défend la médecine quantique.
  • Principes de Santé : Comme tous les dentistes énergétiques, vous dénoncez le rôle des amalgames dentaires dans les pathologies chroniques. Comment expliquez-vous que l’on continue à en poser autant ?

Dr Michel Arteil : Même si certains amalgames ont été interdits, rien n’a vraiment changé. Une méta-étude vient encore de montrer l’an dernier l’intérêt de supprimer les amalgames au mercure, mais 75 % des dentistes les approuvent encore. On peut se poser des questions.

  • P. de S. : Par exemple ?

Dr M. A. : Les Français sont les seuls en Europe à consommer autant d’amalgames, devant les Polonais. Tous les autres pays européens additionnés n’arrivent pas au niveau français ! Avant, sous les amalgames, les dentistes posaient un pansement au girofle et oxyde de zinc mais depuis vingt-cinq ans cela a été abandonné. Pourtant le zinc est un protecteur du mercure et permettait d’éviter sa fuite. Mais la situation est bloquée par l’administrationqui refuse de prendre en compte le rôle délétère de la fuite du mercure.

  • P. de S. Vos confrères seraient-ils ignorants ?

Dr M. A. : Au-delà de la toxicité du relargage du mercure, ils omettent la dimension quantique et oublient qu’avec des amalgames, des micro-courants – des électrons –, que l’on mesure facilement, circulent dans la bouche, puis dans tout l’organisme. Si le patient a un amalgame et une couronne, il peut se produire des micro-courants néfastes qui entraînent une déperdition ou une déformation de l’information qui engendreront despathologies.

  • P. de S. Quels sont les matériaux que vous privilégiez pour éviter le mercure ?

Dr M. A. : Soit des composites – sans bisphénol A dans la mesure du possible –, soit desciments pierre pour les patients très allergiques. Pour être tout à fait clair, il faut avouer que les composites ne sont pas parfaits, notamment à cause de leur fragilité. Mais au moins le patient est-il content de voir disparaître ou diminuer les symptômes de ses pathologies. En parallèle, on conseille des compléments sans effets secondaires : oligoéléments, homéopathie, plantes, huiles essentielles…

  • P. de S. Quelle est la pathologie que vous rencontrez le plus souvent ?

Dr M. A. : Tout ce qui tourne autour des problèmes parodontaux (gencives, fonte osseuse, etc.), des maux liés au stress oxydatif et aux pollutions diverses. La dentisterie holistique travaille dans ce cas prioritairement sur la restructuration des métallo-protéines qui construisent l’os. Sans métaux, la protéine ne fonctionne pas. Comme par hasard, on s’aperçoit que les patients sont carencés en zinc, en silicium, en sélénium ou en magnésium, autant de minéraux qui correspondent à la composition de ces métallo-protéines de reconstruction osseuse. On revient là à ce qu’on a publié il y a plus de vingt ans mais même si nous avons des résultats cliniques, nous avons encore du mal à faire passer cette approche qui est toujours marginalisée.

  • P. de S. Et quelles sont les pathologies où vous obtenez les meilleurs résultats ?

Dr M. A. Une fois que l’on a neutralisé tous les polluants et les micro-courants se diffusant de la bouche, en particulier vers le cerveau – qui fonctionne par micro-courants –, on obtient de bons résultats sur les problèmes d’anxiété ou de dépression. On ne peut évidemment pas traiter le problème psychologique de fond mais on atténue fortement les symptômes.
C’est encore plus patent pour les électrosensibles qui ne supportent pas les téléphones portables ou de s’approcher d’une machine à café. Une fois qu’on a déposé les amalgames et les couronnes, le problème disparaît ou on constate des améliorations notables.

  • P. de S. Où en êtes-vous dans vos réflexions sur la dentisterie ?

Dr M. A. La médecine a plus d’un siècle de retard sur la science physique. Je m’étonne toujours de la frilosité de la médecine à accepter la vision quantique. Je ne comprends­ pas que des médecins qui ont fait tant d’études ne puissent pas accepter la vision d’un univers quantique reconnu partout ailleurs. À ce stade, c’est de l’obscurantisme. L’homme n’est pas indépendant de l’univers. La dent est un cristal, en vibration avec nous-même etavec l’extérieur, donc l’univers. Lorsqu’elle est malade, ce sont des informations corporelles qui sont bloquées !

  • P. de S. Vous devez passer pour un charlatan lorsque vous parlez de médecine quantique…

Dr M. A. Oui. Mais les expériences de biologie de Bruce Lipton ou de Fritz-Albert Poppdémontrent clairement que la cellule fonctionne de manière quantique. Les cellules communiquent entre elles par des photons corrélés : lorsqu’une cellule meurt, elle émet de la lumière, preuve qu’elle en était constituée. Et je ne parle pas de la recherche spatiale. Grâce à elle nous avons des outils comme le Physioscan ou l’AMSAT, des appareils de diagnostic quantique qui montrent bien que, quand on touche une dent, il y a résonance dans tout le corps.

  • P. de S. Ne pensez-vous pas que la situation est en train d’évoluer ?

Dr M. A. Absolument pas puisqu’on nous marginalise, puisqu’on nous qualifie de secte. Mais les instances médicales ne peuvent plus nier la dimension quantique. Les premiers travaux quantiques datent de 1860 ! Et c’est en 1904 qu’Einstein a émis l’hypothèse que la lumière était composée de photons. Cela fait vingt-cinq ans que je me dis que cela va bouger. Mais c’est toujours « on verra demain… » Certes, on nous laisse tranquille grâce à nos résultats, parce que nous soignons des patients qui n’étaient pas soignables, mais la Faculté ne veut pas reconnaître nos travaux. Et bien que son rôle soit d’étudier et d’enseigner tous les traitements existants, elle sabre systématiquement tout ce qui concerne l’homéopathie, la phytothérapie, l’acupuncture. Ces matières ne sont même pas enseignées en option. En dentisterie, vous pouvez choisir la planche à voile en option, pas l’homéopathie !

  • P. de S. Face au paradigme de l’evidence based medecine (la médecine fondée sur les preuves), que pouvez-vous répondre ?

Dr M. A. C’est un fait : on ne peut pas tout prouver dans notre démarche de dentisterie quantique. Mais le fait que chaque patient soit différent commence à être accepté par la médecine allopathique même si avoir un traitement spécifique nous éloigne de l’evidence based medecine. Au quotidien, cette approche commence par notre attitude, notre motivation. Cela passe d’abord par la délivrance d’un message positif au patient, qui induit ce que la médecine appelle effet placebo, qui a été prouvé, mais qui n’est autre que la manifestation d’informations quantiques. La cellule entend ce qu’on lui dit… La médecine conventionnelle veut bien prendre en compte l’effet placebo quand ça l’arrange mais ne veut pas en entendre parler quand ça ne l’arrange plus. Et puis nous avons les bons retours des patients, et c’est autant probant que motivant.

  • P. de S. Tout cela ressemble à une guerre sans fin…

Dr M. A. Je ne m’oppose en aucun cas à l’allopathie et j’ai l’honnêteté d’admettre que nous, dentistes holistiques, ne savons pas tout faire. En revanche, je revendique une réelle complémentarité. Nous avons besoin de l’intervention chirurgicale et je prescris des antibiotiques quand cela me paraît nécessaire. Mais nous avons un rôle clé à jouer face auxmaladies chroniques. C’est un terrain sur lequel les médecines douces peuvent être très performantes. D’ailleurs, si la Sécurité sociale voulait vraiment faire des économies, elle s’intéresserait aux médecines douces au lieu de dérembourser les granules homéopathiques qui ne coûtent pas grand-chose ! Mais des médecins de plus en plus nombreux s’intéressent à autre chose qu’aux médicaments officiels. Prenez Bernard Debré qui se félicite de l’introduction des médecines douces dans les hôpitaux, ou le Pr Luc Montagnier, Prix Nobel de médecine, qui a prouvé la présence d’ondes émises par l’ADN. Je ne désespère pas de voir un jour le système basculer.

*Michel Arteil est docteur en chirurgie dentaire depuis 1975, à Toulouse, où il pratique la dentisterie énergétique depuis 1985. Agé de 62 ans, il est aujourd’hui reconnu comme un spécialiste des oligo-éléments en dentisterie. Membre fondateur de l’association Odenth, il a participé à de nombreuses conférences internationales sur les rapports entre les éléments traces et les parodontopathies.

En savoir plus
Outre l’ouvrage de Michel Arteil, « Vos dents et vos hormones communiquent », malheureusement épuisé, le site de l’association Odenth (pour odontologie énergétique thérapeutique, www.odenth.com), recense une très riche source de documentation. Vous y trouverez les références de rapports sur les amalgames dentaires, ou sur les effets des métaux lourds sur la santé et d’une centaine d’ouvrages. »

« Parodontose et déchaussement dentaire

La parodontose est une maladie dégénératrice de plus en plus répandue et j’en suis moi-même victime. Aussi, je n’arrête pas de recevoir des demandes de conseils pour ce problème. Les gencives saignent et se rétractent. En profondeur, les racines s’entourent de formations kystiques entraînant un état inflammatoire entretenu, et se vidant en surface épisodiquement. Pendant ce temps, des colonies de micro-organismes anaérobies creusent le plancher maxillaire, ce qui fragilise progressivement l’ancrage des racines dentaires.

Il est, en outre, possible d’observer facilement des anaérobies au microscope sur prélèvements par simple micro-curetage péri-racinaire.

Le seul traitement officiel proposé pour assainir d’une façon musclée l’invasion parodontale est une antibiothérapie de dix jours avec les inconvénients que cela comporte, y compris celui d’une insomnie sévère possible pendant la cure et le risque d’une récidive quelques mois après.

Avant d’entamer des travaux dentaires importants pour traiter votre parodontose ou votre parodontite, j’ai dû choisir entre cette alternative et un essai à mon propre compte avec les moyens naturels que je connais.

En externe

J’ai scrupuleusement pratiqué pendant un mois les deux brossages journaliers en trempant successivement la brosse à dent dans de l’eau oxygénée à 10 volumes (1) et dans du bicarbonate de soude (1).

En interne

J’ai pris chaque jour 3 fois 30 gouttes d’extrait de pépin de pamplemousse (2), antibiotique naturel, pendant un mois.

Résultat

Non seulement, mes gencives n’ont plus le moindre saignement, même lors des brossages vigoureux, mes dents qui commençaient à bouger se sont raffermies, et il n’y a plus trace d’anaérobies. Mon dentiste est stupéfait de la restauration générale de mes gencives.

Nota : Le traitement interne a, du même coup, nettoyé mon sinus gauche qui me provoquait une baisse auditive du même côté. Alors bonne chance aux éclopés du parodont. »

« L’imposture des dentifrices au fluor

rédigé le 15 avril 2014 à 17h14

Michel Dogna

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Le fluorure de sodium est connu depuis longtemps en tant que répressif majeur des fonctions intellectuelles. En particulier, c’est l’un des composants du Prozac et du gaz Sarin, qui fut employé au Japon dans la fameuse attaque du métro. De nombreuses preuves scientifiques indépendantes ont montré que le fluorure de sodium provoque à la longue des troubles mentaux variés rendant les gens dociles et serviles, quelquefois carrément stupides, en plus de diminuer la longévité et d’endommager la structure osseuse. Ce fluorure de sodium, c’est le « Fluor » que vous trouvez dans votre dentifrice ou celui de vos enfants.

La première utilisation du fluor dans l’eau potable date des camps de concentration. Quelqu’un penserait-t-il que les nazis firent cela parce qu’ils se sentaient concernés par la santé dentaire de leurs prisonniers ? En fait, cette fluorisation massive des réserves d’eau du camp servait à stériliser les prisonniers et à les abrutir pour s’assurer de leur docilité.

Le chimiste Charles Perkins dit que des doses répétées de fluor, en quantité infinitésimale, réduisent les possibilités d’un individu à résister à la domination, en empoisonnant lentement, par narcotisme, une partie précise de son cerveau, le soumettant ainsi à la volonté de ceux qui veulent le gouverner. Il ajoute que le fluor est une « lobotomie légère et commode » et que la véritable raison qui se cache derrière la fluorisation de l’eau n’a rien à voir avec la santé dentaire, encore moins celle des enfants.

Le fluor : un déchet industriel

L’idée d’introduire du fluor dans l’eau potable est venue de la famille Mellon, aux États-Unis, qui dirige le cartel de l’aluminium ALCOA. Les fluorines sont des déchets de l’industrie de l’aluminium et ce sont des agents pollueurs importants des fleuves et des rivières. Elles empoisonnent le sol, les poissons et les animaux. Comme leur traitement aurait coûté une fortune aux industriels de l’aluminium, la famille Mellon man?uvra la situation de telle sorte que ces déchets empoisonnés deviennent non seulement un moyen discret de contrôle humain – ce qui intéresse tous les gouvernements – mais aussi une énorme source de revenus, (avec une marge de profits de 20 000 %……pour ce qui n’est qu’un déchet industriel).

Et dans l’eau potable ?

Le Dr Hardy Limeback, détenteur d’une maîtrise en sciences et d’un doctorat en biochimie, chef du Département de dentisterie préventive à l’Université de Toronto et président de l’Association canadienne pour la recherche dentaire fut, un temps, l’un des principaux promoteurs pour l’ajout du fluor dans l’eau dite potable du Canada. Pourtant, après 15 ans, il déclara brusquement avoir changé d’avis. Il a dit alors : « Les enfants de moins de 3 ans ne devraient jamais utiliser de dentifrice fluoré, ni boire de l’eau fluorée. Et, les formules des produits pour bébés ne doivent jamais être faites avec l’eau du robinet de Toronto. Jamais ! ».

Une étude de l’Université de Toronto a révélé que les habitants des villes dont l’eau est fluorée avaient deux fois plus de fluor dans les os des hanches que ceux des zones non fluorées. L’étude a aussi établi que le fluor change l’architecture de base des os humains. Il existe une condition débilitante nommée fluorose du squelette provoquée par l’accumulation de fluor dans les os, ce qui les rend fragiles. Les premiers symptômes sont la fragilisation des dents et des taches sur l’émail.

Les dentistes ne font que répéter ce qu’on leur a dit

D’après le Dr Limeback, ceux qui continuent à promouvoir le fluor, se basent sur des données totalement contestables, datant de 50 ans. « Les dentistes ne sont absolument pas formés en toxicité, dit-il. Votre dentiste bien intentionné est simplement en train de suivre 50 ans de désinformation de la santé publique et des associations dentaires. Moi aussi, je l’ai fait?. ».

Lors d’un discours aux étudiants du Département de dentisterie de l’Université de Toronto, le Dr Limeback leur a avoué que, sans le vouloir, il avait induit en erreur ses collègues et tous ses étudiants précédents. Il avait refusé pendant 15 ans de prendre connaissance des études de toxicologie qui sont pourtant à la disposition de tout le monde. « Empoisonner nos enfants était bien la dernière chose à laquelle j’aurais pensé, a-t-il déclaré. La vérité fut une pilule amère à avaler, mais je l’ai avalée. ».

Depuis, bien que le plus grand défenseur du fluor ait maintenant condamné son utilisation, les associations dentaires des États-Unis et du Canada, les organisations pour la santé publique, avec celles du Royaume-Uni et de partout ailleurs, continuent à dire aux peuples « que le fluor est bon pour eux ».

Mais moi je dis qu’actuellement, avec l’ère de l’Internet,quelqu’un qui ne sait pas est quelqu’un qui ne veut pas savoir, donc qui s’en fout !

N’achetez plus de fluor, c’est tout

Mais comment alerter tous ces gens qui sont intoxiqués au fluor depuis des années, donc soumis à l’autorité et ayant perdu tout sens critique ? Et qui de plus optent allègrement pour les dentifrices BI-fluorés et même TRI-fluorés ? donc meilleurs !!! Mais vous, surtout pour vos enfants, s‘il y a encore des tubes de dentifrice au fluor qui traînent dans votre salle de bain, jetez-les, et procurez-vous un dentifrice inoffensif ? ce ne sont pas les marques qui manquent ? consultez les boutiques diététiques. Il y en a aussi en pharmacie, mais très souvent, l’absence de fluor est compensée par la présence d’autres additifs toxiques. Alors… Gaffe aux étiquettes écrites en tout petit !

Des études officielles pour étayer tout cela

Au cours de la dernière décennie, plusieurs études ont montré qu’une altération des performances intellectuelles était associée,chez l’enfant,avec la fluorose dentaire ou la consommation d’eau contenant une forte concentration de fluor
(TangQQ et al. Biol Trace Elem – Res 2008 ; 126 : 115720)
Une récente étude chinoise montre que ce risque persiste aux faibles doses (Ding Y et al. J Hazard Mat 2011 ; 186 : 194276)
Dans cette étude, l’augmentation de 1mg/L de la concentration
urinaire de fluor est associée à une perte de 0,6 point de QI. »